A la découverte de Windows 8 (partie 1)

Written by Sebastien Lambot on . Posted in Articles techniques, Windows

Windows 8 est sorti depuis maintenant un peu plus d’un mois et hante équipe les machines qui sortent actuellement sur le marché. En tant qu’utilisateur professionnel, j’ai installé le dernier né de Microsoft afin de voir ce qu’il vaut et de l’adapter si nécessaire pour une utilisation bureautique correcte.

J’ai donc créé pour l’occasion une VM (machine virtuelle) sur un de mes serveurs équipé d’un processeur intel Xeon X3430@2.4GHz. Pour vérifier les performances, je lui ai alloué 2 Go de RAM afin de voir comment réagirait une machine âgée de quelques années.

Pour la version de l’OS, mon choix s’est porté sur la version anglaise de Windows 8 enterprise (build 9200) car comme son nom l’indique, c’est celle-là qui aura le plus de chances d’apparaître sur les PC d’entreprise.
Pour info, il existe 4 déclinaisons de  Windows 8:

  • Windows 8 (boîte blanche): la version standard qui correspond à l’édition famille (home) et qui est donc incapable de joindre un Active Directory.
  • Windows 8 pro (boîte foncée): correspond à la version professionnelle, capable de rejoindre un domaine Active Directory.
  • Windows 8 enterprise: destinée aux entreprises, nécessite une VLK (Volume License Key) et apporte apparemment quelques fonctionnalités supplémentaires telles que l’encryption du disque dur (Bitlocker), l’utilisation de packs de langue, une version portable sur clé USB (Windows To Go), la virtualisation (Hyper-V).
  • Windows RT: la version OEM pour les processeurs ARM, réservée aux constructeurs et intégrateurs. C’est celle que nous retrouverons sur les smartphones et tablettes comme le Surface de Microsoft (la même appellation que leur projet de table tactile présenté au CES en 2008 qui a depuis été renommé PixelSense).

Il existe également des boîtes bleues de « mise à niveau » qui permettent d’installer une version Pro à partir d’une installation précédente de Windows XP, Vista, ou 7. Les applications et paramètres seront conservés si vous le faites à partir d’un Windows 7. La mise à niveau est possible aussi à partir de Windows XP et Vista, mais vous devrez réinstaller les applications par la suite.
Dans tous les cas, ne négligez pas la sauvegarde de vos données!

Après une installation plutôt rapide, l’écran de boot affiche le logo de chargement, dont le look très rétro tranche avec celui qui avait évolué jusqu’à présent. Espérons que la ressemblance avec le logo de windows 1.0 ne soit pas signe d’un mauvais présage!

 Les premiers écrans post-installation proposent les étapes classiques où l’on doit donner un nom à la machine, un nom d’utilisateur et… nouveauté… fournir le login d’un compte Microsoft! Pas de panique, il s’agit en fait de l’adresse email que vous utilisez pour vous connecter sur MSN ou sur votre boîte Hotmail et qui est devenue un « compte Microsoft », anciennement connu sous le nom de Windows Live ID, ou Microsoft Passport Network, ou .Net Passport, ou Microsoft Passport, ou encore Microsoft Wallet (ce n’est pas la première fois que Microsoft utilise le renommage abusif).
Celui-ci permettra à votre machine de bénéficier des fioritures indispensables de dernière génération, à savoir les services cloud (contenu en ligne), l’accès à l’Apple Store au Windows Store (ouh les copieurs), et la synchronisation des préférences (favoris Internet Explorer, etc.).
Si vous n’avez pas de compte Microsoft ou si comme moi vous ne voulez pas avoir un système sous dictature, il est toujours possible de créer un utilisateur local, protégé (hum) par mot de passe ou non.

Une fois ces étapes validées, Windows configure le tout et pour patienter vous propose un petit diaporama, qui commence par « Bonjour, pour commencer à utiliser votre nouveau Windows 8… » et là je me dis « cool ils vont donner des petits trucs et astuces pour bien commencer! »… jusqu’au slide suivant, qui est en fait déjà le dernier: « faites glisser votre souris dans un coin »… Mouais, j’ai déjà connu plus explicite…

L’écran d’après nous amène sur l’interface Métro (on me dit dans l’oreillette qu’ils viennent de changer le nom en « Modern UI »), composée de carrés aux couleurs uniformes et criardes sur un fond uni et qui nous balance déjà des tonnes d’informations de la plus haute importance (ironique) comme la météo, les titres des gazettes locales, le cours du BEL20, un diaporama de photos insignifiantes, le dernier fond d’écran de Bing et un tas d’icônes au look plus que minimaliste. A croire que le design a été fait sous Paint par Justin Bieber himself (et sans utiliser l’outil aérographe!).

Désirant contempler les magnifiques icônes qui semblent se cacher sur la droite, je clique au hasard sur l’interface et exécute un slide qui devrait faire glisser l’ensemble des carrés vers la gauche d’une manière fluide à la manière des tablettes estampillées d’une pomme. Et là, horreur, non seulement ça n’a rien déplacé mais en plus mon écran est passé en moins d’une milliseconde d’un bleu fade et déprimant à un logo de casque audio sur un fond couleur citrouille flash qui a manqué de me décoller la rétine, un peu comme si quelqu’un prenait une photo de vous avec un flash à moins de 10cm de votre visage et sans vous prévenir.
Bref, après les quelques secondes de chargement, j’apprends sur un fond gris et en français (?!?) que « Eh bien, c’est vide ici. »…

Depuis quand une machine se met à afficher des trucs pareils? Un bon vieux « no music found » aurait été bien plus correct, plus explicite, et dans la bonne langue.
Ne nous énervons pas, et retournons sur l’écran de démarrage, en cliquant sur la croix en haut à droite et… ha ben non, « hé bien il n’y a plus de croix ici »…
J’essaye donc les diverses méthodes auxquelles Microsoft nous a habitués: clic gauche n’importe où? clic droit? Ah un menu apparaît mais rien d’intéressant, double-clic gauche? double-clic droit? clic bouton central? triple-clic gauche avec ctrl enfoncé?? MON POING SUR TON CLAVIER DE M#*%& ???… tiens !? ça a marché. Après 5 enquêtes et une aspirine (ou l’inverse), il s’avère que la touche la moins utilisée de nos claviers (la touche Windows, ou Command pour les kamikazes ayant branché un clavier à la pomme) sert en fait à revenir sur le « menu carrelage » (dorénavant je l’appelerai comme ça, et avec un peu de chance, Microsoft le renommera bientôt… « Tile » en anglais c’est pas moche en plus). En appuyant encore dessus, je retourne dans l’application musique, j’ai l’impression qu’elle sert à ouvrir la dernière application utilisée.

Après avoir joué à jour/nuit (comme dans un certain film français bien connu), après avoir ressenti les effets des premières nausées pré-épileptiques avec ces changements de couleur incessants, et après avoir utilisé « la barre d’ascenceur » (ça s’appelle réellement comme ça) pour enfin voir les icônes cachées à droite et dont l’utilité m’échappe encore, je décide d’éteindre mon PC.
Rien de plus simple me direz-vous, tu cliques sur le menu « démarrer » puis sur « éteindre », ça paraît illogique mais ça marche.
Le problème ici est que le menu « démarrer » ou « start » a disparu! Et quelque chose me dit que même si on arrive sur un Desktop (ou « bureau »), on ne le trouvera pas non plus, mais ça c’est pour la prochaine fois ;-).
Pour l’éteindre, il suffit juste de cliquer sur votre nom (login), de cliquer sur « sign out » pour se déloguer, une image apparaît, représentant une tour extraterrestre devant un paysage montagneux (sûrement dessinée par un manchot sous champis), et il faut finalement cliquer sur l’image, puis cliquer sur le bouton Power, puis cliquer sur Shutdown (5 clics en tout).

Je vous rassure, il y a plus simple! Souvenez-vous du tutoriel juste après l’installation, faites glisser votre souris dans le coin supérieur ou inférieur droit, des nouvelles icônes apparaissent (les « Charmes »), ne cliquez pas sur Start (« Accueil » )! C’est un piège, ça va vous renvoyer vers la dernière application que vous avez ouvert (ça correspond en fait à appuyer sur la touche Windows). Cliquez plutôt sur « Settings », sur Power (« Marche/Arrêt ») et enfin sur Shutdown (3 clics, c’est déjà mieux). Sinon, il y a le alt+F4, ou appuyer sur le bouton Power du PC, ou retirer la prise du PC (0 clic mais dangereux pour votre PC).

Le PC enfin éteint, ma première impression est plutôt mitigée. L’interface ModernUI est en effet très déroutante car peu explicite. Je retrouve les mêmes sensations que la première fois où je me suis mis derrière le volant d’une voiture: les commandes semblent inatteignables et c’est loin d’être intuitif au premier abord. Le fait de n’avoir que 2Go de mémoire ne semble pas poser de problème et l’installation m’a semblé plus rapide que pour un Windows 7. Je pressens par contre que l’intégration avec les phénomènes sociaux comme facebook et twitter risque de ne pas me plaire du tout mais ça c’est personnel.

Dans la deuxième partie, je vous expliquerai comment accéder au Desktop, comment le configurer (notamment ajouter un menu Démarrer), comment effectuer quelques réglages pour nous simplifier la vie, et nous installerons les applications nécessaires à un usage bureautique.

Lire la suite: A la découverte de Windows 8 (partie 2)

Sebastien Lambot

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